Quelle est ta PIRE expérience?

Allez, marrons-nous un peu, même si c’est en riant jaune : quelle est ta PIRE expérience professionnelle ? Et par extension, certainement la plus anti-agile…


Moi c’était dans une boîte où on interdisait aux développeurs de parler aux clients et utilisateurs. Surtout pas ! Tout devait passer par le « PO » et l’architecte, qui entretenaient la politique des patrons de tout contrôler et d’essayer d’enfumer tout le monde.

Un jour – j’étais développeur – alors que l’architecte était absent, j’ai été finalement en contact direct avec le client. Ô malheur ! J’ai été honnête, transparent, j’ai répondu aux questions du client, en lui expliquant ce qui était possible, ce qui ne l’était pas, et les contraintes qui venaient avec chaque solution envisagée. Le client semblait soulagé d’avoir enfin un véritable interlocuteur. Juste après cet échange, mon client de messagerie clignotte et je vois des messages de collègues qui m’applaudissent virtuellement. Sacré satisfaction ce jour-là.

Evidemment, dans ce type d’environnement, les anecdotes ne manquent pas mais je vais m’arrêter à celle-ci pour le moment.

Bref. Ils étaient fous – au sens littéral du terme.


Et toi ? Quelle est ta pire expérience ?

4 « J'aime »

J’ai envie de dire celle de RTE parce qu’elle m’a mené à l’épuisement professionnel.

Et avant de déclencher le SAFe Bashing, mon problème ce n’était pas le framework, mais une organisation silotée avec des implications et adhésions top-down décalées entre les différents silos.

Bref, je n’avais pas le « mandat » d’une partie de l’organisation.

Et donc le problème de l’agilité à l’échelle, c’est d’avoir les problèmes à l’échelle, et quand on construit collaborativement, c’est toujours beaucoup plus lent que de construire « arbitrairement » et « autoritairement ».

3 « J'aime »

@jplambert, quelle a été la réaction de l’architecte
à son retour ?
Embrouille ou finalement cela a permis d’aller dans la bonne direction ?

Je ne sais plus. Rien de positif n’en est sorti pour moi côté hiérarchie (à titre personnel ou niveau feedback des collègues c’est une autre histoire). Mais je pense bien qu’à l’époque j’avais déjà posé ma démission, ou pas loin ; donc bon…

Pour la petite histoire on n’a pas réussi à se mettre d’accord sur la durée du préavis : je voulais partir plus tôt que les 3 mois réglementaires lors d’une démission ; on m’a dit oui à l’oral, puis non en reniant les notes que j’avais prises et envoyé par mail, puis sollicité les RH de la maison mère qu’on ne voit jamais d’habitude pour me mettre la pression… J’ai fini par faire un abandon de poste (je les ai quand même prévenu par courrier recommandé, hein) alors qu’on me menaçait de procès si je faisais ça. C’est dire l’ambiance.

Mission d’AMO au forfait, la première et la seule.

Je ne connais ni l’entreprise, ni le métier. J’ai le droit à 3 à 4 ateliers max pour comprendre le besoin et définir la solution. Entre 10 et 20 jours par projet pour tout faire y compris pour rédiger trois documents dont une specs détaillées.

Puis le client choisis une boîte pour le dev, avec laquelle je n’ai pas le droit de communiquer. Éventuellement, la boîte peut envoyer une fois une liste de questions.

La boîte fait le dev à partir de la specs. Ensuite elle envoi ça à ma boîte pour qu’une autre personne fasse la rct. Cette personne peut me poser des questions mais ne parle pas aux devs.

Cette organisation est tellement folle. Elle repose sur l’hypothèse que le client connaît ses besoins et la solution qui va y répondre, que je ne suis qu’un scribe, que les devs ont seulement besoins d’une specs et le testeur également.

Voilà pourquoi j’ai une phobie du forfait en AMO.

2 « J'aime »

Mission à l’échelle qui se passe bien, un super sponsor, exigeant mais qui se bat dans l’orga pour laisser de la place aux équipes, aux datas, aux besoins réels des utilisateurs, etc.

Super relation, team performante et félicitée.

Suite à une réorg, il est remercié et remplacé par un manager tour d’ivoire qu’on a jamais vu dans l’année qui a suivi.

Premier contact avec l’équipe : sans m’en parler, il fait une invitation teams avec tout le monde, pour leur dire que maintenant, ils devront traquer leur activité au 1/4 d’heure près pour chaque mois passé. « ça va prendre 3, 4 minutes par jour, ça va »
J’ai eu beau lever des alertes à droite à gauche sur les impactes, c’était le début de l’écroulement.

En 1 an, on est passé de « équipe de 13 membres faisant des mises en prod sans bug pour 400 000 users en rigolant » à "2 membres soulagés de refiler le projet devenu patate chaude à une équipe zombie scrum qui implosait niveau relationnel …

En tant que SM sur le projet, le gachis et la déchéance de cette histoire me rends encore triste.

4 « J'aime »

On dirait le début d’un atelier Artiste et spécifieur, avec des règles semblant absurdes pour mettr en avant de façon caricaturales des travers des entreprises.

Mais en fait, ça existe dans la vrai vie !? :exploding_head:

Mon pire mandat est dans une entreprise ou l’architecte en chef se disait qu’il est aussi le PO!! et ou tout doit passer par la «Table d’architecture» avant de passer au équipes! et on on disait qu’on était TOP agile!!
je ne sais pas si vous voyez l’image mais c’etait lourd!